Marylebone
En balade

Londres et moi…

Mon Londres à moi.

Ce n’est sans doute pas très original de dire ça, mais s’il y a une ville que j’aime (avec Amsterdam), c’est bien Londres. Londres c’est un peu ma source d’inspiration, mon idéal et sans doute aussi mon illusion, car c’est bien connu, rien n’est parfait en ce monde. Alors plutôt que de vous présenter cette ville que vous pourrez retrouver dans tous les bons guides de voyage, j’ai voulu vous montrer Mon Londres, celui qui me fait rêver.

Londres, Garde Royal
Garde Royal

Une ville hétéroclite.

Ce n’est pas nouveau : Londres arbore magnifiquement son multiculturalisme. Mais ce n’est pas simplement dû à la diversité de ses communautés, bien au contraire. Là-bas, il me semble que tout cela n’existe pas vraiment et qu’on est toujours londonien avant d’être anglais, indien, français ou autre. Ce qui fait son multiculturalisme, c’est une chose bien plus intrinsèque et inhérente à l’âme de l’Angleterre. Car, si je veux tracer le modèle du londonien typique, je me rends vite compte qu’il m’est impossible de le décrire comme je pourrais finalement le faire pour la parisienne ou la bastiaise – n’oublions jamais que je suis Corse !

De Marylebone à Camden en passant par Covent Garden ou Notting Hill, les quartiers de Londres nous livrent une image de ce que peuvent être les londoniens. Une image qui se découvre quand on découvre la ville.

Marylebone
Marylebone

 

The Marylebone
The Marylebone

 


Une ville « punky »

Londres est une ville « punky » ! J’aime employer ce terme parce qu’il fait référence à Punky Brewster – vous vous souvenez  de cette petite fille qui n’avait jamais les chaussettes de la même couleur et qui arborait des vêtements flashy ? Je sais c’est vieux, mais moi aussi je commence à dater… Hé bien Londres c’est la Punky Brewster des villes du globe, la ville aux mille couleurs, un peu comme ces parapluies arc-en-ciel qui colorent les jours gris. Sa population comme son architecture peuvent se parer de toutes les nuances, de toutes les extravagances.

Sous le brouillard gris, les couleurs exaltent. Ce sont celles des façades, des coiffures, des chapeaux, des vêtements. Ici, on aime le kitch comme s’il s’agissait d’un hymne à la joie ; la Reine ressemble à un fairy cake (vous croyez que je peux aller en prison pour écrire ça ?) et les rues sont un bol de gaité à elles toutes seules. En parlant de gaité, Londres c’est la ville des Beatles ! Leur âme pop et badine fleurit à tous les coins de rue et ne vous étonnez pas si en vous baladant vous commencez à fredonner «  Good Day Sunshine », même sous la pluie.

 

Londres, Camden
Neal’s Yard – Un mur pour étiqueter ses humeurs, ses états d’âme…

 

Neal's Yard
Neal’s Yard. Bon, on vous avoue qu’on s’est lâchées sur les fringues hautes en couleurs… Juste pour être dans le mouv’ ! 😄

 

Golden Eagle, Marylebone
Golden Eagle, Marylebone

 

Marylebone
Camden

Londres, Sorenza devant l'ancienne maison de Paul McCartney
Nini Brewster devant l’ancienne maison de Paul McCartney – notre idole…

 


La ville Aristocrate

Mais Londres, c’est aussi, la ville de la vieille Angleterre avec ses maisons victoriennes et édouardiennes, ses belles enseignes, ses parcs royaux. Partez de Marylebone et remontez jusqu’à Regent’s Park. Tout y est ordonné, bien rangé, en contradiction avec l’extravagance des chapeaux de la Reine et des coiffures des punks de Camden. Prenez le temps de prendre un petit déjeuner anglais dans le restaurant du parc avant de flâner un peu dans les allées. Au fait, pas la peine de nourrir les bernaches et les cygnes, ils sont déjà obèses…

Plus tard, prenez le temps de faire les boutiques sur Marylebone High Street et, surtout, rentrez chez Daunt Books. Cette magnifique librairie semble sortir du fond des âges. Sur plusieurs étages elle déroule des rayonnages de livres disposés sur des étagères en bois précieux. Le temps s’arrête… Vous n’avez plus qu’à prendre un vieux cab (les taxis londoniens) qui vous déposera devant Primerose Bakery pour prendre un afternoon tea.

Londres
Big Ben / ©Lunorsola Raffalli Grenat

Librairie Daunt Books
Librairie Daunt Books

Londres, Marylebone
Marylebone

Londres, Marylebone
Marylebone

La Fromagerie, Marylebone
La Fromagerie, Marylebone

Londres, Buckingham palace
Buckingham palace / ©Lunorsola Raffalli Grenat


Une ville poétique.

Londres est une ville poétique c’est à n’en plus douter. Les parcs avec leurs écureuils et leurs volatiles ébouriffés, les jardins et leurs roses anglaises, les devantures des magasins, tout invite à la poésie et au romantisme. Même les paquets de céréales et de beurre de cacahuète ont le charme de ces tissus liberty créés à Londres au 19e siècles. Ici, c’est la foire aux fleurs de Chelsea tous les jours. Et si vous ne me croyez pas, allez plutôt manger les délicieux gâteaux de la pâtisserie Peggy Porschen. Non, ce n’est pas un fleuriste mais bien une pâtisserie. Alors passez l’entrée et installez-vous. Vous allez manger de la poésie…

Quand vous serez rassasiés, faites un détour par un de ces petits jardins qui se trouvent au détour d’une rue. Avant de vous asseoir pour lire un moment, prenez le temps de lire les écritures gravées sur les bancs : des regrets, des déclarations sincères et mélancoliques, des promesses d’amour éternel. Ici, on ne jette pas ses vœux dans des fontaines et on ne les cadenasse pas à des ponts : on les écrit sur un banc.

Londres, écureuil, Hyde Park
Ecureuil, Hyde Park

Londres, Oies, Hyde Park
Bernaches, Hyde Park

Londres, Regent Park
Regent’s Park square

Londres, Regent Park
Les oiseaux ne se cachent pas pour mourir… Ils sont bien en vie, ici. 😅

Londres, Regent Park
Regent’s Park

Londres, Marylebone Park, Paddington street
Banc à Marylebone, Paddington street

The Regent's Park, map
Alors… Comme on est un peu à l’Ouest, difficile ici de ne pas perdre le Nord…


Londres, ma ville de cœur.

Ce sera sans doute ma conclusion. Londres est ma ville de cœur, mon dernier et mon prochain roman d’amour, mon parapluie multicolore, ma tasse de thé. Et je ne pense pas que mes lointaines origines anglaises y soient pour beaucoup. Je m’y sens bien et je m’y sens chez moi, sans doute parce que cette ville magique réveille ce qu’il y a en moi de Punky Brewster, d’aristo-bobo ou de poétique. Alors s’il vous plaît, quand vous irez là-bas, glissez-moi dans vos bagages. Promis, je ne prends pas de place… du moins pas beaucoup.

 

Londres
Roseraie

Photos Emmanuel Grenat

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